Une étude qui bouscule les idées reçues sur la qualité de l’air à Paris
Une étude du groupe immobilier Manda, croisant plus de 57 000 loyers parisiens avec les données de pollution d’Airparif, vient bousculer une idée reçue tenace : payer un loyer élevé ne garantit pas d’habiter un logement où l’air est plus sain. Entre 2019 et 2024, la qualité de l’air s’est globalement améliorée dans la capitale, mais aucun arrondissement n’atteint encore le seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La proximité des grands axes, facteur déterminant plus que le standing du quartier
Ce qui pèse vraiment sur la qualité de l’air d’un logement parisien, ce n’est donc pas le standing du quartier, mais sa proximité avec les grands axes de circulation. Autour des gares du Nord et de l’Est, ou le long du boulevard périphérique, les niveaux de pollution grimpent nettement, y compris dans des arrondissements réputés huppés comme le 3e ou le 16e, où les loyers comptent pourtant parmi les plus élevés de la capitale.
Rive gauche : de meilleurs résultats pour des loyers souvent plus abordables
À l’inverse, des quartiers plus abordables de la rive gauche, comme le 14e ou le 15e arrondissement, affichent un bien meilleur bilan en matière de qualité de l’air. La leçon de cette étude est claire : pour choisir un logement respirable à Paris, mieux vaut étudier le plan de circulation du quartier que la seule grille des loyers.
Cette donnée mérite d’être prise en compte par tout futur acquéreur ou locataire, au même titre que la surface, l’exposition ou la desserte en transports en commun. Elle rappelle qu’un projet immobilier ne se résume jamais à un prix au mètre carré, et qu’un accompagnement juridique et patrimonial avisé permet d’intégrer ces critères de qualité de vie dans une décision d’achat réfléchie.
