Un taux d’impayés en légère hausse, mais loin du choc annoncé
Contrairement aux craintes exprimées par de nombreux bailleurs, la fin de la trêve hivernale n’a pas provoqué de vague d’impayés en avril 2026. Selon le baromètre de la plateforme de gestion locative Monsieur Hugo, le taux de retard de loyer s’établit à 2,7 % sur son réseau, en légère hausse par rapport à mars (2,3 %), mais toujours dans la moyenne observée depuis le début de l’année.
Le Grand Est, région la plus touchée par les loyers impayés
Le Grand Est se distingue toutefois comme la région la plus exposée à ce phénomène, concentrant près d’un tiers des incidents de paiement recensés, devant l’Occitanie et l’Île-de-France. Cette disparité régionale invite les bailleurs à rester vigilants selon la localisation de leur bien, sans céder pour autant à un climat d’inquiétude généralisée.
Un profil de locataires aux revenus modestes plutôt qu’une dégradation généralisée
Autre signal encourageant : le loyer moyen des dossiers en retard recule à 722 euros, son plus bas niveau depuis cinq mois. Cette baisse dessine un profil de locataires aux revenus modestes plutôt qu’une dégradation généralisée de la solvabilité locative. Le prélèvement automatique, qui permet de détecter l’incident dès le lendemain de l’échéance, semble par ailleurs jouer un rôle stabilisateur pour les propriétaires bailleurs.
Pour les propriétaires bailleurs, ces chiffres rappellent l’intérêt d’un accompagnement juridique solide au moment de la mise en location : rédaction soignée du bail, clause de solidarité, garanties adaptées. Autant de précautions qui permettent de sécuriser la relation locative dès sa signature et de limiter les conséquences d’un éventuel incident de paiement.
